L’histoire d’ULPK est celle d’un engagement : celui de faire connaître le savoir-faire traditionnel où chaque grain de karité est choyé, transformé avec soin, pour offrir un beurre d’une qualité incomparable. Mais au-delà du produit, c’est le renforcement du réseau de femmes, en local comme à l'international, qui revêt une importance capitale pour la coopérative. En valorisant cette expertise, ULPK contribue à l’autonomisation économique de ses membres, tout en sensibilisant le monde à une beauté respectueuse de l’environnement et des droits humains.
"Notre mission est de promouvoir une beauté naturelle, éthique et solidaire", déclare fièrement Mohammedi-Nur Naima.
Pour suivre le parcours inspirant d’ULPK et vous approvisionner en beurre de karité d’exception, rendez-vous sur leurs réseaux sociaux. Rejoignez leur communauté sur Instagram et Facebook, et ne manquez aucune des actualités autour de leurs initiatives et événements. Ensemble, célébrons une beauté authentique et durable, où chaque geste compte.
Le karité malien, entre héritage féminin et économie solidaire
Surnommé « l'or des femmes » dans une grande partie de l'Afrique de l'Ouest, le karité occupe une place singulière dans l'économie rurale du Sahel. L'arbre, qui pousse à l'état sauvage du Sénégal au Soudan en passant par le Mali, le Burkina Faso et le Ghana, fournit depuis des siècles une matière grasse précieuse, utilisée aussi bien dans l'alimentation que dans les soins de la peau et des cheveux. La récolte des noix, leur séchage, leur concassage puis leur barattage constituent traditionnellement un savoir-faire transmis de mère en fille, faisant des productrices les véritables gardiennes de cette filière.
Au Mali, la région de Dioïla, située dans le bassin cotonnier au sud-est de Bamako, fait partie des zones historiques de production. Les coopératives féminines y jouent un rôle structurant : elles permettent de mutualiser les coûts, de garantir la qualité du beurre, d'accéder à des certifications bio et équitables, et surtout de négocier collectivement face aux acheteurs internationaux. Cette organisation collective transforme une activité longtemps perçue comme un complément de revenu en une véritable filière économique, capable de générer des revenus stables pour des milliers de foyers ruraux.
La demande mondiale pour le karité brut et non raffiné connaît une croissance soutenue, portée par l'essor de la cosmétique naturelle et la quête de produits traçables. Pour les coopératives africaines, l'enjeu consiste à capter davantage de valeur ajoutée localement, en passant de l'exportation de matière première à la commercialisation de produits finis. Cette dynamique rejoint celle, plus large, de l'artisanat africain qui cherche à se positionner sur les marchés européens en valorisant à la fois l'origine, l'éthique et le récit culturel.
Dans cette perspective, les espaces de visibilité comme la Foire d'Afrique Paris 2026 deviennent stratégiques pour les coopératives qui souhaitent toucher la diaspora et les consommateurs européens sensibles au commerce équitable. La rubrique Business de L'Afropéen suit régulièrement ces initiatives qui réinventent les chaînes de valeur entre le continent et l'Europe, en plaçant les femmes productrices au centre du modèle économique.